Présentation
Massimo Furlan
Né le 8 octobre 1965 à Lausanne, de parents italiens, Massimo Furlan, après une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne (1984-1988), initie un cycle de travaux axés sur la thématique de la mémoire et de l’oubli. Il expose régulièrement depuis 1987. Il s’intéresse à la représentation scénique et collabore avec plusieurs compagnies de danse et de théâtre. En 2003, il fonde Numero 23 Prod, mettant l’accent sur la performance et l’installation. De là naîtront des projets tels que "Furlan Numero 23", "International Airport", "(Love story) Superman", "Palo Alto", "Numéro 10" et "Les filles et les garçons".
La démarche
Le fil conducteur des différents projets de Massimo Furlan est la biographie. Une histoire simple et banale, celle d’un enfant de parents italiens, né en Suisse, celle d’un adolescent comme un autre. Il n’y a aucune volonté de parler de soi pour soi, comme quelque chose de particulier. Les souvenirs évoqués sont ceux de tous, ceux d’une génération tout au moins, née dans le milieu des années 60. Le travail est centré sur la question de la mémoire. Les projets naissent d’une image-souvenir : la photographie d’un chanteur qui se trouvait dans la chambre de la sœur ("Je rêve/je tombe" et "Live me/Love me") ; les moments pendant lesquels, enfant, il jouait au football seul dans sa chambre en écoutant les matchs à la radio ("Furlan/ Numero 23" et "Numéro 10") ; ou bien quand, avant d’aller au lit, il était en pyjama avec un foulard autour du cou et qu’il s’imaginait être un Super héros ("(love story) Superman") ; ou encore, lorsque adolescent il tombait amoureux d’une fille et ne savait que lui dire ("Gran Canyon Solitude", "Les filles et les garçons"). Tout part toujours d’une anecdote, petite histoire vraie, constituée d’éléments simples. De l’anecdote, on passe au récit, à la construction de la fiction.
Ne se posant pas la question des limites entre les genres, ses performances sont constituées « d’images longues ». Ce sont des images quasiment immobiles. Avec des actions très simples (un geste, un mouvement, un regard) qui restent longtemps devant le spectateur et l’oblige à entrer, à s’activer, et à mettre du sens : à construire son propre récit.
Au fil de ses travaux, Massimo Furlan questionne l’acte de la représentation : il revisite les icônes, aborde la question de l’échec et de l’écart entre le modèle et le vivant, produisant par là un effet burlesque et poétique. Il réunit autour de ses projets des interprètes aux trajectoires diverses, allant des professionnels de la scène aux amis les plus proches.
La construction des images
Tout projet commence par un cycle de visions : images oniriques, fantasmagoriques, énigmatiques. Ces images se présentent en vrac, certaines liées à la mémoire intime, d’autres attachées au présent, rebondissant sur l’histoire contemporaine. Peu à peu des liens de sens et des liens formels se tissent entre ces images ; le chevauchement de deux images en induit une troisième. Vient ensuite une phase plus concrète liée à la dramaturgie : c’est le travail de l’identification d’un sens et la mise en évidence de celui-ci. Une narration sous-jacente se construit. Le projet est alors présenté aux collaborateurs. La deuxième phase est la réunion de toute l’équipe sur le plateau ou dans l’espace à investir. La construction proprement dite (lumière, son, interprétation, costume, vidéo, etc.) commence. Les images prennent à ce moment leur propre durée, leur rythme, leur équilibre.
Le choix des lieux
Chaque projet propose une réflexion sur le lieu et instaure un espace propre. Le lieu dépend de l’histoire, de l’anecdote et de la vision générée par cette dernière.
Pour le projet "Furlan/ Numero 23", le lieu c’était le stade : « Lorsque j’étais enfant, je rêvais d’être un grand champion de foot et de gagner le championnat, ou mieux encore la coupe du monde. Tout cela je le rêvais, enfermé dans ma chambre, en écoutant les matchs en direct à la radio. Je mimais toutes les actions décrites par les commentateurs avec une petite balle ». Pour parler de cela, l’envie est née d’utiliser un vrai stade, avec un vrai commentateur, et une vraie retransmission en direct, et bien sûr, un vrai match dans son intégralité. Les spectateurs ont été invités dans un stade pour voir un match avec un seul joueur.
Pour le projet "(love story) Superman" c’était une scène de théâtre : les images et les sons devaient naître de l’obscurité, les personnages devaient être isolés, perdus dans les ténèbres. La technique théâtrale permet cela.
Pour parler du souvenir des parents amenant les enfants le dimanche après-midi à l’aéroport pour voir décoller les avions ("International Airport"), la meilleure chose était d’amener les spectateurs dans l’aéroport pour expérimenter ces émotions : la beauté du lieu, et la mélancolie de rester là, pour ensuite retourner à la maison. Etre dans le lieu même facilite, dans un certain sens le voyage mental. C’est un niveau de récit supplémentaire.
Le temps de l’image
Le concept de temps est fondamental dans le travail scénique. La durée des images s’est rapidement imposée comme une donnée essentielle : la plupart des travaux ont pour sous-titre « image(s) longue(s) ». Les images longues partent d’un fait paradoxal qui est qu’une image en soi n’a pas de durée établie. Elle n’a pas de limite de temps. Nous sommes aujourd’hui habitués à regarder beaucoup d’images et à nous en fatiguer assez rapidement et par conséquent à en désirer d’autres, influencés en cela par la télévision, la publicité, le cinéma. Il faut de la rapidité. Pourtant, une image demande du temps pour être comprise et pour être interprétée. Les images proposées dans les spectacles sont des images simples, dans le sens où il n’y a pas de parole ou de variations visuelles spectaculaires. Ce sont des images quasiment immobiles. Avec des actions très simples (un geste, un mouvement, un regard) qui restent longtemps devant le spectateur et l’oblige à entrer, à s’activer, et à mettre du sens : à construire son propre récit.
"Furlan/ Numero 23" est en soi une seule image. Elle dure 90 minutes, la durée d’un match de football en entier. Le projet reprend un match que tout le monde connaît - Italie/Allemagne, Finale de la Coupe du Monde 1982, mais joué par un seul protagoniste - Furlan. C’est une image unique parce qu’on connaît déjà toute l’histoire. C’est comme une forme que l’on voit immédiatement dans son entier. Ensuite on la regarde mieux, on la visite, on en fait le tour. Pour cela il faut du temps.
Dans le travail "Girls Change Places", les spectateurs montent dans un train, la nuit. Le train les emmène dans de petites gares où ils voient des figures, des personnages, en attente, fatigués, perdus. Le travail trouve son origine dans la vision du concours Eurovision de la chanson de 1973 auquel participait Patrick Juvet. Le voyage en train se construit autour de dix arrêts, dix stations, dix formes, dix images. Dix moments où le public observe pendant plusieurs minutes des situations avec des personnages immobiles, ou presque. La superposition de ces dix images énigmatiques donne une image longue. La superposition est possible parce que les dix situations sont proposées avec une durée assez longue. L’image longue, l’expérience totale de la durée, permet alors au spectateur de commencer son propre récit.
La place du spectateur
Dans certains cas, le spectateur doit être actif pour que la performance existe ("Live me/Love me" ou "Me & Myself" par exemple) et dans d’autres il doit simplement s’asseoir et regarder. Dans d’autres encore, il arrive par hasard ("Superman Cosmic Green" ou "Old Heroes"). Tout dépend de l’objet en soi, des thèmes qu’on utilise. Faire chanter le spectateur, lui faire prendre l’autobus, le train ou simplement le faire s’asseoir sur un fauteuil dans un théâtre dépend en grande partie de l’anecdote et de la meilleure manière de la transformer en récit. Le stade semble le lieu le plus logique pour parler du rêve d’être un grand champion. L’aéroport est évident pour parler de l’idée du vol, du départ.
En localisant le spectateur dans des positions spécifiques qui réveillent en lui des souvenirs, il y a un effet de multiplication, de partage d’un souvenir commun, de quelque chose de collectif et de personnel en même temps.
Les images construites laissent beaucoup de place au spectateur, à son imaginaire. Dans "Furlan/Numero 23", le public de l’art contemporain et du théâtre, considéré comme très réservé, s’est mis à jouer les supporters avec beaucoup d’engagement et de chaleur pendant 90 minutes. Le public de la performance avait appris le rôle du public footballistique. N’importe qui a un souvenir ou une expérience qui le relie à l’enfance et au monde du football. Sans doute la vision de cette tentative solitaire d’entrer dans l’histoire, de cette manière si pathétique et comique et en même temps si spectaculaire et simple, a fait que chacun a trouvé une voie pour lui-même, en rapport à sa propre histoire personnelle. D’une certaine manière c’est la même réaction qu’ont les spectateurs quand ils assistent à "(love story) Superman" : la question du déguisement et de l’enfance en rapport à la question du temps et du vieillissement. Tous sont concernés.
Les collaborateurs de la compagnie Numero 23 Prod.:
Diane Decker, performerAnne Delahaye, performer
Philippe de Rham, ingénieur son et performer
Claire de Ribaupierre, dramaturge et performer
Karine Dubois, costumière
Antoine Friderici, création lumière et chef technique
Sophie Guyot, performer
Thomas Hempler, performer et technicien
Sun-Hye Hur, performer
Shin Iglesias, performer
François Karlen, performer
Julie Monot, maquilleuse
Pierre Nydegger et Laure Cellier, photographes
Stéphane Vecchione, création musique et performer
Agenda de créations et performances
| You can speak, you are an animal | création 2009 – 10 interprètes | 90' | |
| Sono qui per l’amore | création 2008 – 7 interprètes | 60' | |
| Les filles et les garçons | création 2007 – 10 interprètes | 90’ | |
| Palo Alto | création 2006 – 15 interprètes | 65’ | |
| (love story) superman | création 2005 – 10 interprètes | 65’ | |
| Gran Canyon solitude | création 2004 – 9 interprètes | 60’ | |
| Highway to hell | performance créée en 2007 | 5’ | |
| Numéro 10 | performance créée en 2006 | 120’ | |
| Furlan/Numero23 | performance créée en 2002 | 105’ | |
| Old station Heroes | performance créée en 2005 | ||
| Superman Cosmic Green | performance créée en 2005 | ||
| Hyper and Super | performance créée en 2005 | 10’ | |
| International Airport | performance créée en 2004 | ||
| Girls change places | performance créée en 2004 | ||
| Live me / Love me | performance créée en 2001 |
2010
| 4 et 5 septembre | 1973 | La Bâtie - Festival de Genève | Suisse |
| 10 au 14 juillet | 1973 | Festival d'Avignon | France |
| 26 et 27 juin | It's all forgotten | Théâtre de la Cité Internationale, Paris | France |
| 11 et 12 juin | You can speak, you are an animal | Festival Theaterformen, Braunschweig | Allemagne |
| 2 mai | We are the team | Festival Bo:m, Seoul | Corée |
| 23 et 24 mai | You can speak, you are an animal | Dampfzentrale, Berne | Suisse |
| 11 au 21 mars | You can speak, you are an animal | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 21 au 23 janvier | You can speak, you are an animal | Théâtre de la Cité Internationale, Paris | France |
| 15 et 16 janvier | Sono qui per l'amore | Kaserne Bâle | Suisse |
2009
| 16 et 17 octobre | Sono qui per l'amore | L'Hippodrome, Douai | France |
| 21 et 22 septembre | We are the world | World summit of Arts and Culture, Johannesburg | Afrique du Sud |
| 15 septembre | Concerto pour un micro et cinq chaises | Le Cent Quatre, Paris | France |
| 5 au 8 septembre | You can speak, you are an animal | La Bâtie, Festival de Genève | Suisse |
| 23 août | 22 Juni 1974, 21 Uhr 03 | International Summer Festival, Kampnagel, Hamburg | Allemagne |
| 21 et 22 août | Sono qui per l'amore | International Summer Festival, Kampnagel, Hamburg | Allemagne |
| 18 juin | Performance | KPMG, Lausanne | Suisse |
| 4, 5 et 6 juin | Make noise, be a girl! | Le Merlan en vagabondage, Marseille | France |
| 30 mai, 4, 5 et 6 juin | Live me / Love me | Le Merlan en vagabondage, Marseille | France |
| du 22 au 23 mai | Sono qui per l'amore | Centro Parraga, Murcia | Espagne |
| du 15 au 16 mai | Sono qui per l’amore | Dampfzentrale, Berne | Suisse |
| du 23 au 26 avril | You can speak, you are an animal | Les Subsistances, Lyon | France |
| 29 mars | Pino Tozzi | Théâtre de la Cité internationale, Paris | France |
| 25 mars | (love story) Superman | Linz, Kulturhauptstadt Europas | Autriche |
| 26 et 27 février | Sono qui per l'amore | Globalize: Cologne 09 | Allemagne |
2008
| du 27 au 29 mars | (love story) superman | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| du 17 au 27 avril | Sono qui per l’amore | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 16 mai | Das Wunder von Cordoba | Wiener Festwochen Festival, Vienne | Autriche |
| du 23 au 25 mai | Old station Heroes | Uovo Performings Arts, La Triennale di Milano | Italie |
| du 14 au 16 juin | (love story) superman | Festival 100 Dessus Dessous, Parc de la Villette | Paris |
| 31 mai | Sono qui per l'amore | Halles de Sierre | Suisse |
| du 14 au 16 juin | (love story) Superman | Parc de la Villette | Paris |
| 22 juin | 22. Juni 1974, 21 Uhr 03 | Theater der Welt Festival, Halle | Allemagne |
| 13 juillet | Sono qui per l'amore | Fondacao de Serralves, Porto | Portugal |
| du 18 au 25 juillet | Chanteur plutôt qu'acteur | "Sujet à vif", Festival d'Avignon | France |
| 22 et 23 août | Sono qui per l'amore | Theater Spektakel, Zurich | Suisse |
| du 9 au 11 septembre | Sono qui per l'amore | La Bâtie - Festival de Genève | Suisse |
| 23 septembre | Sono qui per l'amore | La semaine culturelle vaudoise à Saint-Gall | Suisse |
| 27 septembre | Musica leggera | La nuit des musées, Fondation de l'Hermitage, Lausanne | Suisse |
| 3 octobre | Live me / Love me | FIES Factory one, Dro | Italie |
| 12 et 13 décembre | Sono qui per l'amore | Künstlerhaus Mousonturm, Frankfort | Allemagne |
2007
| du 11 au 12 janvier | Hyper and Super | Festival Particules, Théâtre de l’Usine, Genève | Suisse |
| 10, 11, 15 mars | Palo Alto | Gessnerallee, Zurich | Suisse |
| 21 mars | Palo Alto | Dampfzentrale, Berne | Suisse |
| du 17 au 29 avril | Les filles et les garçons | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 30 juin | Super City Heroes | Centre Culturel Neuchâtelois, Neuchâtel | Suisse |
| du 30 juin au 3 juillet | X Wohnungen | Festival du Belluard, Fribourg | Suisse |
| du 23 sept au 8 oct | Swiss + Sexy | Oona Project & Gäste, Gessnerallee, Zurich | Suisse |
| 14 octobre | Boniek ! | Fondations Bec Zmania et Laury Palmer, Pro Helvetia Pologne, Varsovie | Pologne |
| 17 novembre | Numéro 10 | Scène nationale du Merlan, Stade Vélodrome, Marseille | France |
2006
| 18 et 25 mars | Old Station Heroes | Blickfelder Festival, Zurich | Suisse |
| Du 17 au 30 avril | Palo Alto | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 8 août | Numéro 10 | Festival Paris Quartier d’été, Stade du Parc des Princes, Paris | France |
| 24 août | Hyper and Super | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 3 septembre | We are the world | Festival de la Bâtie, Genève | Suisse |
| 26 septembre | Furlan /Numero 23 | Festival EsTerni, Terni | Italie |
| 28 et 29 octobre | Live me / Love me | Teatro Pan, Lugano | Suisse |
2005
| du 7 au 17 avril | (love story) Superman | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 28 mai | Hyper and Super | Rote Fabrik, Zurich | Suisse |
| 20 juillet | Furlan/Numero 23 | Xing, Stadio Dall’Ara, Bologna | Italie |
| 5 août | Surveillances | Résidences express, Pont-Croix | France |
| du 10 au 11 septembre | Superman Cosmic Green | Festival Champs/Hors Champs, Parc de la Villette, Paris | France |
| 1er octobre | Unruhe Bitte ! | Gessnerallee, Zurich | Suisse |
| 22 octobre | (love story) Superman | Unidram Festival, Potsdam | Allemagne |
2004
| 19 juin | Gran Canyon solitude | Unidram Festival, Potsdam | Allemagne |
| 29 juin | Furlan/Numero 23 | I Teatri della Sport, Arena Gianni Brera, Milan | Italie |
| 12, 13 et 14 août | Girls change places | Festival FAR, Nyon | Suisse |
| 11 septembre | International Airport | Festival de la Bâtie, Genève | Suisse |
| 24 et 25 septembre | Me & Myself | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
2000 – 2003
| 2000 | Je rêve / Je tombe | Festival Les Urbaines, Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 2001 | Live me / Love me | Festival Les Urbaines, Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 2002 | Furlan/Numero 23 | Festival Les Urbaines, Arsenic, Lausanne | Suisse |
| 2003 | Live me / Love me 2 | Centre Culturel suisse, Paris | France |
| Live me / Love me 3 | Ferme du Buisson, Paris | France | |
| Gran Canyon Solitude | Théâtre Arsenic, Lausanne | Suisse |
agenda - expositions et installations
Massimo Furlan est représenté par la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois à Paris.
2007
| du 16 février au 29 avril | Une question de génération | Exposition, Centre d’art contemporain, Lyon | France |
| du 13 mai au 30 juin | Accélération | Exposition, Kunstart, Neuchâtel | Suisse |
| 29 juin | Highway to Hell | Performance, Kunstart, Neuchâtel | Suisse |
| 22 septembre | Highway to Hell | Performance, Nuit des musées, BCV, Lausanne | Suisse |
2006
| du 20 mai au 2 juillet | Mémoire et oubli | Exposition, la Villa Bernasconi, Lancy | Suisse |
| du 10 au 21 mai | Off Loop / Loop 06 | Exposition, Rendez-vous 06, Barcelone | Espagne |
| du 31 mai au 9 juillet | Geld Schiesst keine Tore! | Exposition, Opelvillen, Rüsselsheim | Allemagne |
| du 9 juin au 9 juillet | You’ll never walk alone | Exposition, OK Centrum für Gegenwartskunst, Linz | Allemagne |
| Du 7 au 28 octobre | Massimo Furlan | Exposition, Galerie ESF, Lausanne | Suisse |
2005
| du 23 au 25 mars | Chère anecdote | Exposition, Centre Pompidou, Paris | France |
| du 7 juin au 18 sept | Burlesques contemporains | Exposition, Jeu de Paume, Paris | France |
| du 2 oct au 27 nov | Héros à jamais | Exposition, Centre PasquArt, Bienne | Suisse |
| du 20 oct au 8 janvier | Rundlederwelten | Exposition, Gropius Bau, Berlin | Allemagne |
| du 2 au 6 novembre | Moving on up | Performance, Centre Culturel Suisse, Paris | France |
2004
| Du 10 au 14 novembre | What are you doing ? | Festival Invideo, Milan | Italie |
| Du 25 nov 04 au 23 oct 05 | Father Circle Canyon | Esprit es-tu là? Fondation Claude Verdan, Lausanne | Suisse |
2003
| Accrochages | Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne | Suisse | |
| Swiss Art Awards | Art Basel, Bâle | Suisse |
2002
| Massimo Furlan | Galerie ESF, Lausanne | Suisse |