Meat me in paradise (2026)
MEAT ME IN PARADISE (Création 2026)
Un projet de Massimo Furlan, Claire de Ribaupierre, Vinciane Despret, Pierre-Olivier Dittmar
Durée envisagée 1h30
Mise en scène : Massimo Furlan
Dramaturgie : Claire de Ribaupierre
Interprètes : Vinciane Despret, Claire De Ribaupierre, Massimo
Furlan, Pierre-Olivier Dittmar – Direction technique et vidéo : Lionel Métraux – Lumière : Etienne Gaches – Son et Musique : Aurélien Godderis-Chouzenoux – Costumes : Anna Van Bree – Maquillages et perruques : Julie Monot – Administration et production : Claudine Geneletti – Diffusion et production : Jérôme Pique
Dans la tradition occidentale, la fin des temps est un paradis fait de Dieu, d’anges et d’humains, mais sans plantes ni animaux, sans diversité ? A l’heure de la 6e extinction on peut se demander: le capitalisme cherche- t – il à réaliser sur terre un paradis ? D’autres imaginaires de futurs désirables ont existé et continuent d’apparaitre. Nous voulons nous pencher sur des projections alternatives qui ont r êv é un monde et un au- delà trè s différents : un paradis avec des animaux, un paradis où les ê tres se mangent les uns les autres mais pas à sens unique. D’autres choix étaient (donc sont) possibles. Et ils nous invitent à penser la suite du monde et non sa fin.
Origine du projet
Depuis 2008 nous travaillons régulièrement avec des philosophes, anthropologues, historiens. Pour nous le théâtre peut être un lieu où la pensée s’active et se partage avec les spectateurs, un lieu où les idées se construisent et s’échangent, un espace où l’on pense le monde dans lequel on vit. Le projet Meat me in Paradise : Pour une suite du monde se construit autour de deux rencontres : la rencontre, en 2008 au Festival d’Avignon, de Pierre-Olivier Dittmar, historien des images, spécialiste de la période médiévale : nous l’invitons à participer à la performance Chanteur plutôt qu’acteur . Depuis cette date, nous allons régulièrement nous retrouver, autour des H é ros de la pens é e (2012 et 2018), d’Un jour (2014), d’Après la fin, le congrè s (2015-2016), et du Concours européen de la chanson philosophique . Et la deuxième rencontre, c’est celle avec Vinciane Despret, philosophe, autour des H é ros de la pens é e au Théâtre de la Cité internationale à Paris. Elle participe aussi aux Congr è s, et elle écrit la chanson de la Belgique pour le Concours europé en . Tous deux travaillent sur les relations : la relation entre l’homme et l’animal, la relation à l’image, la relation aux morts, la relation aux milieux, les enjeux, nos territoires d’échange.
Ce projet est né de différentes questions : qu’est-ce que faire de la recherche ? tisser des liens ? enquêter ? habiter ? se souvenir ?
Face au désarroi existentiel, à la dépression, celle de l’artiste (voir Fellini dans Huit et demi) mais aussi celle d’un grand nombre d’entre nous, comment pouvons-nous avancer ensemble pour penser le monde, celui d’avant et celui qui vient ? Autour d’une discussion, mais aussi autour de situations, récits et anecdotes, nous avons échangé sur l’écologie, sur nos liens, sur les émotions, l’apocalypse, les oiseaux, les plantes, les paradis et de bien d’autres choses. Pour nous toutes et tous la pensée est une ressource d’histoires, d’imaginaires et de délicatesse qui nous remet en chemin, qui nous donne envie de comprendre et d’agir. Comment partager nos recherches, comment créer ensemble, comment dessiner des utopies, comment observer avec attention ce qui est vivant et en prendre soin.
Processus
La création se nourrit de toutes nos rencontres et discussions, de 2021 à 2026. Le projet se construit en effet autour de semaines de résidence, de repas, de dialogues en France, dans le Sud, dans la maison de Vinciane et à Lausanne.L’idée est de travailler sur un projet ouvert car ce qui nous intéresse c’est le cheminement. Cela entraine une réflexion sur comment un spectacle se monte. Le processus de création est une accumulation de désirs, d’illuminations, d’impasses, de réflexions, d’errances. Une suite d’échecs, une relation au temps qui passe, au passé, au temps perdu et partagé.
